FOLKLORE ESPAGNOL : Le pont do demo, collaboration de l’église et vengeance du diable

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Le folklore espagnol représente un univers riche, très peu mis en avant sur les réseaux francophones. Si on célèbre avec des publications hautes en couleurs, des évènements comme les Ferias, carnaval, si dans les groupes francophones la combinaisons tapas-sol-paella-playa est toujours un sans faute, il existe une autre Espagne. Une autre Espagne, qui mérite d’être connue. Depuis la création de notre société « Retraite en Espagne », nous avons toujours souhaité mettre en avant la culture espagnole, comme présenter des destinations de vacances inconnues du grand public francophone.

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Folklore Espagnol : Le Diable, un acteur souvent présent

Si le Diable aurait en Espagne, contribué à la construction de plusieurs ponts comme celui de Cardona (Barcelona) à la forme élancée et arrondie ou encore celui de Barracaldo, un peu plus commun, le promoteur maléfique aurait aussi exposé ses talents de maçon dans d’autres pays de ce monde. Mais c’est du Pont do Demo de Galice, dont il serait le constructeur, que nous allons parler..

Ainsi, prenons la direction de Pontevedra. Niché sur les rives de la Deza, dans la charmante paroisse de Santa María de Carboeiro à Silleda, le monastère de San Lorenzo de Carboeiro respire l’histoire et la beauté. Sa magnifique église romane, datant de 939, est considérée comme l’une des merveilles de la Galice. Elle a été érigée par les comtes de Deza, Gonzalo Betótez et Teresa Ériz, dans un lieu à la fois près de la rivière et difficile d’accès. Depuis sa création, le monastère a toujours été le gardien de précieuses reliques. D’ailleurs, celles-ci ont attiré des pèlerins du monde entier. On y trouve une épine de la couronne du Christ, relique qui se distingue particulièrement.

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L’accès au monastère se fait par un splendide pont en arc d’une hauteur de quinze mètres et d’une longueur de dix mètres. Il fut construit en 862 en utilisant une partie d’un ancien pont romain déjà présent à cet endroit. Cet ouvrage d’art, considéré comme l’un des joyaux du patrimoine du territoire de Deza. D’ailleurs, il était autrefois un élément clé d’un ancien itinéraire historique. En effet, il reliait les municipalités de Silleda et de Vila de Cruces, lequel menait ensuite jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ce pont, est au centre d’une légende particulière : il aurait été construit par le Diable.

Au fil des années, les crues incessantes de la Deza ont emporté le vieux pont et sa structure décadente a continué de se détériorer. Les moines, conscients de l’importance vitale de ce seul lien entre le monastère et le monde extérieur, ont inlassablement reconstruit le pont à maintes reprises. Malheureusement, ils se sont vite retrouvés confrontés à une réalité désolante. En réalité ils n’avaient simplement pas les ressources financières nécessaires pour entreprendre une reconstruction complète. De plus, ils ne disposaient d’aucune aide extérieure ne semblait pouvoir résoudre ce dilemme.

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Le pont, était le seul moyen de survie et de communication avec l’extérieur. C’est alors qu’ils décidèrent d’invoquer le Diable et de lui demander son aide. Il accepta de leur construire un indestructible pont mais contre un salaire très onéreux. En fait, quiconque passerait le pont en ce dimanche de messe (et populaire elle était) pendant les travaux, verrait son âme devenir la propriété du Diable. Cependant, le Pacte fut accepté. Mais les moines, fûtés, ne s’étaient pas lancé dans une telle entreprise sans quelques protections. Ils détenaient plusieurs reliques. D’ailleurs l’une étant une relique dîte « Salterio de San Cipriano » (Le psautier de Saint Cyprien) particulièrement redoutée par le Diable et…. Un peu de réflexion.

Avant que le dimanche ne pointe son nez, le nouveau pont majestueux se dressa fièrement, encore cependant, en construction. Les paroissiens se rendirent nombreux au monastère ce dimanche matin. Cependant, les moines les informèrent que la prière matinale serait exceptionnellement prolongée. En fait, ils annoncèrent qu’elle serait combinée avec celle du soir. Ils recommandèrent également à tous les fidèles de ne quitter l’église en aucun cas avant la fin de la prière. Ainsi, personne ne traversa le pont cette journée-là et le pont fut terminé. Toutefois, cette fois-ci, aucune âme ne fut contrainte de payer le prix exorbitant réclamé par l’architecte infernal.

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Les moines venaient de triompher grâce à la ruse. Frustré et humilié, le Diable envisagea de détruire ce pont insolent. Cependant, il savait que cela serait une entreprise vaine. Parce que la structure était solide et les moines, armés de leurs livres sacrés et Reliques, étaient prêts à défendre leur nouveau lien avec le monde extérieur. Résigné, l’être diabolique quitta les lieux. Des décennies s’écoulèrent, jusqu’à ce que le psautier de saint Cyprien soit transporté à Tolède sur ordre d’un évêque. L’histoire de Carboeiro était depuis lors oubliée de tous, à l’exception d’un être qui ne laisserait jamais s’éteindre sa flamme de vengeance : Satan. Il revint alors, semant une tempête dévastatrice qui réduisit en miettes le pont. Le laissant dans l’état où il se trouvait avant son intervention.

Aujourd’hui, ce monastère en restauration et son environnement captivant continuent d’attirer l’attention des passionnés de l’histoire et des amoureux du patrimoine culturel. Visiter ce lieu chargé d’émotion et de mystère est un véritable voyage dans le temps. C’est aussi une occasion unique de se plonger dans l’histoire fascinante de la Galice. Parce que notre Espagne, c’est quand même beaucoup plus que Playa-Sangria-Paella.

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