L’authenticité en Espagne : Le marché

Chers lecteurs de retraite en Espagne, j’ai cru comprendre que vous étiez en quête de l’authenticité en Espagne. C’est pour cela que j’ai décidé de créer plusieurs publications concernant cette fameuse Authenticité en Espagne. Pour l’instant, ces textes issus de mon journal et de mon ressenti, seront disponibles dans la catégorie « Journal d’Aleksey« . Nous verrons, à l’avenir, et selon vos appréciations, si je continuerai ces types de publications, et si j’en aurai assez pour en faire une rubrique à part entière.

Bien entendu, ces témoignages reposent entièrement sur mon expérience et mon vécu. J’entend par là, qu’ils ne sont pas la vérité, mais une vérité parmi tant d’autres. Nous avons chacun notre vécu, notre façon d’appréhender les événements.
Oh, j’oubliais, pour les nouveaux arrivants sur notre blog Retraite en Espagne : Je m’appelle Aleksey, française de père espagnol, je suis agent immobilier en Espagne, j’habite au pays de mon père, dans la région de Murcia. Bonne lecture !

Le marché en Espagne

Un endroit, qui attire, l’expatrié comme le touriste. Le marché, transporte quelque chose sans âge, quelque chose d’assez fort pour provoquer entre ceux qui le parcours, une certaine facilité à sympathiser avec les autres. Dans mes premiers souvenirs d’Espagne, il y a le marché de Puerto de Mazarron, qui me paraissait sans fin, tant il était/est grand. Le marché en été, condensait beaucoup d’odeurs, entre le parfum coquet des femmes, la sueur des commerçants, les senteurs d’épices, et surtout l’effluve délicieux des poulets rôtis. Poulets rôtis du dimanche, que j’attendais avec impatience, et que je dévorai avec les doigts, sans me lasser, devant les yeux tendre de mon abuela.

Plus de 20 ans que je viens au marché de Puerto de Mazarron. Je peux me vanter de l’avoir traversé en poussette, mais de cette époque là, je n’ai plus aucun souvenirs. J’ai trouvé des photos de cette petite enfance à Puerto de Mazarron. Je ne regarde jamais l’objectif, je tourne la tête dans la poussette pour regarder sur les côtés. Je marchais à peine, que je m’intéressais à l’autour, j’ai toujours été un petit enfant curieux, plus à observer qu’a agir, de nature on dira « contemplative ». Je suis toujours autant curieuse, je continue d’observer, mais je suis désormais plus que spectatrice, je sais aussi être active.

Le marché de mon enfance

Donc, le marché de mon enfance. Nous allons retourner à l’âge où je me souviens le mieux, l’été de mes 7 ans par exemple. Il faut savoir que la petite Aleksey de presque 7 ans était une fillette maladivement timide, j’étais agoraphobe. C’était un véritable problème pour moi, d’avoir peur des endroits où il se condensait d’un coup, trop d’humains. Désormais je suis beaucoup moins anxieuse je vous rassure, après quelques essais de vie dans des grandes villes j’ai compris que j’étais incompatible avec ce type d’endroit, et il n’y a aucun problème avec cela. Je suis plutôt pour les endroits calmes, sauvages, sinon je suis vite malheureuse.

Bref, le marché aurait du être pour moi une sacrée épreuve, et pourtant, et pourtant ! Il était synonyme pour moi, de merveilles ! Il y avait, tant de tissus, de couleurs, de jouets, de légumes, de fruits, d’odeurs. Les vielles gitanes beuglaient, me trouvaient « guapa » (mais elles disent « guapa » à tout le monde) et il était courant qu’un vendeur donne un fruit à la petite Aleksey. Je gardais cela comme un précieux cadeau. Cadeau ! Oui, le marché était l’endroit de prédilection pour ma mère, qui achetaient beaucoup de choses pour les amis.

retraite en espagne

Un évenement tous les dimanches

À l’époque (oh, c’est drôle, à mon âge, dire « à l’époque »), donc, je reprend, à l’époque, tout était en pesetas. Je me souviens qu’on avait apporté mes sous à la banque pour les transformer en pesetas. J’avais l’impression d’être très riche, de pouvoir tout m’acheter, avec mes petites pièces. L’Espagne m’évoquait ,donc de façon inconsciente car j’étais une petite fille, la possibilité de pouvoir acheter tant de choses ! J’étais par contre, une gamine très économe (je dis merci à la petite Aleksey de ne pas s’être ruinée en souvenirs d’Espagne kitsch et matériel de plage).

C’est à dire, que je pensais bien mes petites emplettes, tellement bien qu’au final, je n’achetais rien. Je me souviens avoir compté plusieurs fois mes sous, hésitante. Et puis finalement c’était les parents qui concrétisaient les achats. Au marché, on m’achetait mon article phare : une sorte de robe, souvent blanche parfois en couleur, plutôt courte, avec des sortes de franges aux manches et en bas au niveau de la jupe. Il y avait toujours un imprimé sur la poitrine. J’en ai eu avec des dalmatiens, des lions,il me semble aussi avec une sirène. Ma mère m’en achetait plusieurs. Lorsque nous rentrions en France, ces robes me rappelait avec délice, les paellas de la abuela, la friture, les chèvres du grand tonton Pedro, les châteaux de sables avec ma copine espagnole Fuesenta…

L’authenticité en Espagne, est ma madeleine de Proust dont l’odeur…

Il y avait aussi, je ne sais plus si c’était la même année, ces immondes hauts qui ressemblaient à des boites d’oeufs vides colorés, à smock, ultra extensible. C’était la mode, et bien entendu à l’école, c’est moi qui avait les plus colorés et les plus originaux. Je l’écris avec fierté. Je me souviens de ma joie quand j’ai vu ma mère m’en acheter autant. C’est un bon souvenir.

Le marché, c’était aussi plein de jouets. On m’y avait acheté un petit chien beige avec un noeud rouge à l’oreille. J’adorai ce bidule. Il aboyait, infernal, en marchant, et provoquait le mécontentement de mon père qui avait envie de lui apprendre à voler. À mon souvenir d’enfance du marché, je vais à nouveau insister sur les poulets rôtis. Voila à quoi tout est réduit : des fringues et la nourriture. Je n’ai pas trop changé, en fait. L’authenticité en Espagne, est ma madeleine de Proust dont l’odeur se diffuse encore dans mon coeur, madeleine que je continue encore, à faire fondre doucement entre ma langue et mon palais.

Le marché entre copines

Maintenant que je vie à Puerto de Mazarron, je continue, d’aller au marché. Alors, oui, c’est vrai qu’il a changé, le marché. Il a changé, tout simplement parce que j’ai grandis, sinon, c’est toujours le même. À présent, j’y vais avec mon amie Annic. Normalement, nous nous précipitons direct sur les habits et les chaussures. Nous rentrons souvent victorieuses, agitant des bijoux de pacotilles mais plutôt bien réussis devant les nez de nos hommes. « On a payé ça 2 euros ! » et bien entendu, lorsque vous dîtes à un homme que vous avez payé ce bijou 2 euros, il ne peut être que content et réjouis d’avoir une femme autant économique et économe. Même s’il ne s’agit pas de son argent.

L’authenticité en Espagne, c’est aussi les gens

Dans ce coin fringue, il y a toujours le Sebas, un gitan qui lorsqu’il ne travaille pas sur les marchés, donne des concerts dans des restaurants et chiringuito. Au début, c’était assez drôle, il nous a pris pour la mère et la fille, et il nous a (courtoisement) fait la cour. Cependant, il est tombé sur deux nanas avec assez de gouaille pour le tout Puerto de Mazarron, autant vous dire, que nous avons bien ri. Chaque fois qu’il nous voit arriver avec Annic, il lève les bras en l’air en claquant les doigts. Il commence à danser, et s’écrie en chantonnant « Parisssss, Parissssss !« . L’authenticité en Espagne, ce n’est pas que des villes qui ont conservé leur identité. L’authenticité en Espagne, vie aussi au travers des gens.

En temps normaux, on se fait un hight five, on se claque la bise, il nous dis de nous mettre devant le stand parce que nous attirons tout le monde. En plus, il nous fait toujours un cadeau, dernièrement il m’a offert un chouchou flamenco. D’ailleurs, en parlant de flamenco, il veux absolument que nous improvisons un morceau, sur le marché. Espérons que le jour où il me collera la guitare sous le nez, le duende me viendra et je pourrai chanter une seguriya sans faire fuir la clientèle.

Je vous emmène au marché de Puerto de Mazarron

On se croise, et on jour, on se rencontre

Annic vient depuis une vingtaine d’année au marché de Puerto de Mazarron. La première fois qu’elle y a mis les pieds, elle a passé quasi 3 heures au premier stand. Quand on y pense comme ça, on se dit qu’il est fort probable que j’ai, dans ma super poussette, croisé Annic négociant ses emplettes. La petite fille que j’étais, se situait à des années lumière de savoir, qu’un jour, cette dame très élégante, serait ma meilleure amie en Espagne, ma maman d’Espagne. Lorsque nous allons ensemble au marché, que vous le sachiez : tout le monde aux abris ! Nous sommes de véritables négociatrices, bien entendu, dans la mesure du raisonnable.

La première fois que je suis allée au marché avec Annic, je suis restée sidérée de voir combien elle était la vedette. D’office, elle avait des cadeaux, on la reconnaissait, on lui disait un mot gentil auquel elle répondait en baragouinant l’espagnol. Annic, au marché, se met à danser au milieu de l’allée, faisant sourire les espagnols qui l’encouragent à coup de « Olé ! ».

Toujours dans la joie et la bonne humeur

Elle est complètement fondue, dans l’authenticité en Espagne : celle, qui vie pleinement, sourie, exulte. Et ça vend de tout au marché, du régional, de l’exportation. Ce que j’aime beaucoup, ce sont les stands d’habits pour enfant. Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau. Les Espagnols font de magnifiques tenues pour les enfants en bas âge. En plus, c’est de la fabrication et confection nationale. À des prix terriblement attractifs.

Je ne sais pas, si je parviens à vous décrire cette balade dominicale, comme j’aimerai le faire. Elle est clairement pour moi représentative de cette authenticité en Espagne, celle que vous recherchez certainement puisque vous êtes en train de me lire. Oh, mais qui vois-je au loin ? Le Javier Bardem du marché un grand mec avec un faciès qui rappelle plus ou moins celui de l’acteur. C’est un type absolument adorable. Je remarque qu’il a bien bronzé et que pour une fois il ne porte pas son marcel toujours dégueulassé par les fruits, légumes, sueur. Les cheveux gominés, bien arrangés en arrière, il fait beaucoup plus andalou qu’Algerien. Le voila bien « bonico » et très « señorito« , il s’est affiné, est bien rasé. Aurait-il donc une amoureuse ?

Le bruit fait partie de l’authenticité en Espagne

On lui demandera. Oui, de quoi je me mêle je sais, mais quand même, depuis le temps qu’on se connait. Qu’est ce qu’on rigole avec lui. On l’entend brailler à des kilomètres à la ronde. Ahh, oui, parce que qu’est ce que c’est bruyant, un marché ! Ça braille plusieurs slogans, des rythmes, à tue tête. N’empêche qu’on en connait un qui, à force de s’égosiller, est aphone et communique avec les mains.

Ce que j’aime, c’est regarder la tête de ces annonceurs, les yeux des femmes s’exorbitant, elles s’agitent y mettant ce cri visceral, pour certaines c’est comme si elles accouchaient sur la voie publique. On couperait le son, se penchant que sur l’image, on pourrait croire qu’elles partage un peu de cante hondo. Toutes ces bouches qui s’ouvrent, se déforment, parmi celles-ci l’une n’affiche qu’une dent mais toujours un grand sourire : le vendeur de fraises. Toutes ces expressions et ces gueules qui défendent leur marchandise à coup de vocalise. Comme des joutes sonores, qui hurlera le plus fort ? Qui aura, la meilleure accroche ?

Comme un patrimoine ?

authenticité en Espagne

Il me semble qu’une loi est passé en France, celle qui défend les bruits, et les odeurs de nos campagnes, en faisant en quelque sorte de ces derniers, une sorte de patrimoine immatériel. Je sais que cela peut porter à sourire. Personnellement, je juge que cette loi ne devrait pas exister car il est évident que la campagne est sonore et odorante, on va à la campagne pour ça, et j’ai grandis, dans la campagne. Je suis attristée de la bêtise humaine qui veux stériliser nos campagnes, et la priver de ses sens, qui nous rappelle qui nous sommes : odeurs et sons. Mais là n’est pas le propos, revenons à notre marché en Espagne.

Alors, oui, quitte à paraitre une originale, je considère que ces son, ces cris, sur le marché, sont une sorte de patrimoine à leur façon. De plus, ils représentent, cette authenticité en Espagne, ils sont comme l’âme du marché, les slogans se passent de génération en génération, en quelque sorte.

L’authenticité en Espagne, c’est aussi cette facilité de rencontre

Le marché, c’est vraiment un lieux de rencontre. Je ne sais pas comment vous expliquer mais je trouve qu’il est plus simple au marché, d’aller parler à des inconnus, que dans n’importe quel supermarché. Ce doit être cet aspect populaire, en plein air, cette masse de personnes qui donnent d’aller blaguer avec qui parle le français, ou qui à l’air sympa. Souvent c’est le piège, la conversation prolixe, parce qu’on partage un bon moment, nous laisse de pied pendant une heure en plein soleil. Au milieu de l’allée traverse un jouet, bronchiosaure mécanisé orange, les gens essaient de l’éviter, certains rigolent, d’autres n’y pretent pas attention. Puis il y en a qui en profite pour engager une conversation parce que oui, un bronchiosaure orange, peut créer plus de liens que vous ne le soupçonnez.

Je pense que le marché en Espagne est une sorte de « facilitateur » d’intégration. Tout le monde, aime le marché et vas au marché. Vous y rencontrez toute les classes sociales, c’est finalement un peu, comme le bar. On va pour acheter des tomates, on a, à sa droite, la femme de ménage et à gauche l’avocate, et les deux vont partager leur expérience sur la qualité de la tomate, les plats qu’elles ont préparé avec. Pour moi, ce lien entre les gens est précieux. Il y a une sorte d’égalité, l’autre, prend conscience de l’existence de l’autre, et communique avec.

Faire ses achats frais au marché est plus économique

Parce que venons en au sujet : le marché présente des prix beaucoup plus intéressant que les supermarchés, au niveau des fruits et légumes. Et ça, les économies, tout le monde veux en faire, et ceux qu’il s’agisse de la femme de ménage qui a un petit salaire, comme l’avocate qui en a un plus confortable. J’ajouterai, de part mon expérience personnelle, que les produits du marché y sont plus goûteux. En plus c’est l’opportunité d’encourager la production locale tout en économisant. Nous avons déjà parlé dans cet article, à propos du coût de la vie en Espagne qui est très intéressant.

Il y a un autre point, que j’aime bien, c’est la possibilité de négociation. Je suis déjà repartie avec une grosse caisse de raisins pour trois euros. On en profite ensuite pour en donner aux amis, à la famille, parce qu’il y en a trop pour deux et ce serait gaspillé. Comme je suis une habituée, j’ai des fois des cadeaux, un rabais, un prix de gros.

authenticité en Espagne

Est ce que le marché est un endroit authentique en Espagne ?

Alors… Le marché, un endroit représentatif de l’Espagne ? Quelque chose d’authentique ? Je ne sais pas pour les autres endroits, mais ceux de Puerto de Mazarron, de Totana, le sont. Le marché est resté immuable, avec l’euro les prix ont bien entendu changé comme partout ailleurs mais le marché à encore son âme, il est pour les espagnols avant tout. De plus, à mes yeux, le marché représente vraiment la vie des espagnols, le fait d’être ensemble, de parler, d’être dans la rue, d’après les emplettes aller boire un coup et prendre le poulet rôti pour le déjeuner dominical…

Non, ils n’ont pas changé les marchés, il y a 20 ans c’était les mêmes, il y a 20 ans j’étais un de ces enfants émerveillés, j’avais les yeux partout, je rigolais des ces gens qui braillaient. 20 ans plus tard, je rie encore des jingles improbables, j’ai les yeux partout, je ne compte plus mes pesetas mais mes euros, et, en souvenir exsangue de mon enfance, il flotte tout les étés dans les airs, ces petites robes à franges, dans lesquelles, je ne rentre plus. Ces petites robes qui me faisaient encore sentir en vacances même en France. Ma petite robe jaune, que ma mère à gardé, en souvenir d’étés inoubliables, où abuela encore vivante, regardait avec tendresse, mes petits doigts pleins de gras, porter à ma bouche avec avidité, le poulet rôti…

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Aleksey Vidal de Retraite en Espagne.

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